Quand Léa Fontbrun a commencé sa formation en design graphique, elle pensait que maîtriser les outils suffirait. Figma, Illustrator, Photoshop — elle les avait tous installés avant même le premier cours. Ce n'est qu'en discutant avec Dorothée Vasseur, designer depuis douze ans, qu'elle a compris où elle se trompait.
Ce que les débutants confondent souvent
Dorothée explique : les étudiants arrivent avec l'idée que le design, c'est d'abord une question d'esthétique. En réalité, les premières semaines de formation sérieuse portent sur l'observation et l'analyse. Pourquoi ce bouton est-il placé là ? Pourquoi cette typographie crée-t-elle de la tension ? Ces questions précèdent toujours l'acte de créer.
Dorothée Vasseur — Les outils s'apprennent en quelques semaines. Comprendre pourquoi une décision visuelle fonctionne, ça prend des mois d'entraînement conscient.
Un exercice concret pour les premières semaines
Dorothée recommande une pratique simple : chaque jour, choisir une interface ou une affiche, identifier trois décisions de design et formuler une hypothèse sur l'intention du designer. Pas de jugement, juste de l'observation structurée. Léa a commencé cet exercice en semaine deux. Elle dit que ses critiques en atelier sont devenues plus précises dès la semaine suivante.